Une année après sa prise de fonction à la tête de la Division Provinciale des Mines et Géologie du Sud-Kivu, LEBON LUBAMBA dresse un bilan marqué par plusieurs avancées dans l’organisation administrative du secteur minier, la mobilisation des recettes et le suivi des activités minières dans la province.
Depuis le 23 août 2025, plusieurs actions ont été entreprises afin de renforcer le fonctionnement de la Division et d’améliorer la gouvernance du secteur minier au Sud-Kivu.
Un renforcement des effectifs
Parmi les changements relevés figure l’augmentation du nombre d’agents au sein de la Division Provinciale des Mines et Géologie. Selon le bilan présenté, la Division dispose aujourd’hui d’un effectif plus important qu’auparavant, alors qu’elle ne comptait que deux agents sous la direction de l’ancien responsable, M. Bisimwa Kanyama Pascal.
Cette augmentation des effectifs est présentée comme un élément devant permettre à l’administration minière provinciale de mieux assurer ses missions sur le terrain.
Première exportation et avancées dans les cahiers des charges
L’autre avancée mise en avant concerne les sociétés minières opérant au Sud-Kivu. Selon le responsable de la Division, pendant plusieurs années, certaines sociétés minières de la province n’effectuaient pas d’exportations et ne s’étaient pas engagées dans le processus d’élaboration des cahiers des charges.
La situation a évolué au cours de cette année. Une première société minière a procédé à une exportation, permettant ainsi à différents bénéficiaires, notamment le Trésor public, la Province et les Entités territoriales décentralisées (ETD), de percevoir leurs droits.
Par ailleurs, quatre sociétés seraient actuellement engagées dans le processus d’élaboration de leurs cahiers des charges, une démarche importante pour la prise en compte des besoins des communautés locales dans les zones d’exploitation minière.
Des redevances minières recouvrées à Kindu
La Division Provinciale des Mines et Géologie du Sud-Kivu indique également avoir mené une mission à Kindu, dans la province du Maniema, auprès des entités de traitement.
Cette mission, qui aurait duré 28 jours, a permis, selon le bilan, d’obtenir le paiement des redevances dues par les entités de traitement concernées.
Cette démarche est présentée comme une contribution au renforcement de la mobilisation des recettes issues du secteur minier.
Le maintien des services miniers à Uvira
À Uvira, le Chef de Division affirme que sa détermination a contribué au maintien de la présence de l’ensemble des services intervenant dans le secteur minier.
Cette présence est considérée comme essentielle pour assurer le suivi, le contrôle et l’encadrement des activités minières dans cette partie du Sud-Kivu.
Une meilleure traçabilité des recettes
La question de la traçabilité des recettes figure également parmi les points soulevés dans ce bilan annuel.
Selon le responsable de la Division, environ trois opérateurs miniers sur quatre disposent désormais d’un bordereau de versement bancaire, contrairement aux années précédentes où les opérateurs ne recevaient pas systématiquement ces bordereaux.
Cette évolution est présentée comme un pas vers davantage de transparence dans la gestion des recettes générées par les activités minières.
Des défis encore nombreux
Malgré ces avancées, le responsable de la Division Provinciale des Mines et Géologie reconnaît que plusieurs défis restent à relever pour améliorer davantage la gouvernance du secteur minier au Sud-Kivu.
Il appelle ainsi à la collaboration de l’ensemble des acteurs concernés afin de poursuivre les réformes engagées et de renforcer la contribution du secteur minier au développement de la province.
Après une année d’exercice, le bilan présenté met donc l’accent sur le renforcement des capacités de l’administration minière, l’amélioration de la mobilisation des recettes, la reprise des exportations et l’encadrement des sociétés minières. Des efforts qui devront, dans les prochains mois, être consolidés face aux nombreux défis qui persistent dans le secteur.


La rédaction